Les EGESN

Un programme en construction

 

Le positionnement des EGESN

Les États Généraux des Escalades en site naturel (EGESN) auront pour raison d’être la déclaration suivante :

  • Nous communauté des Escalades nous voulons partager et définir une vision commune des ESCALADES, avec nos valeurs, nos pratiques, réunir, définir, répondre à des questions pièges, trancher, construire, bâtir une vision commune…. Et cela c’est une charte, un texte fondateur. Cela aidera chaque acteur à se positionner par la suite, en légitimant, ou pas, ses actions.
  • Nous communauté souhaitons nous prendre en main, en ne confiant pas notre destin aux pouvoirs publics, ni même à des fédérations, qui ont montré leurs limites et qui, de toute façons, quelles que soient les disciplines ne savent gérer que des adhérents. Il est donc venu le moment que la communauté invente, innove, défriche, se prenne en charge, il est temps d’être consom-acteurs de notre activité et ne pas toujours faire reporter les charges, le financement, le risque sur la collectivité et les pouvoirs publics. Il est temps de prendre nos responsabilités et de porter des actions futures au nom et pour une communauté. 

Une structuration des EG en 4 axes de travail

Pour répondre à ces 2 challenges que nous pose la communauté, les EGESN seront organisés autour de 4 axes de réflexion :

  • Culture et valeurs communes
  • Pratiques durables des escalades en sites naturels
  • Réglementation, accessibilité et couverture du risque
  • Processus d’ouverture et modes de gestion des sites naturels d’escalade
AXE 1 – CULTURE et VALEURS COMMUNES

Cet aspect qui pourrait sembler un peu trop abstrait voire intellectualiste, est pourtant un ancrage essentiel pour que nos activités restent à l’image de ce que nous voulions qu’elles soient.

AXE 2 – PRATIQUES DURABLES DES ESCALADES EN SITES NATURELS

Les sites d’escalade naturels sont des espaces partagés dans lesquels la présence des grimpeurs est acceptée, tolérée voire supportée parfois. La possibilité de pouvoir y pratiquer dans le temps est soumise à des conditions intrinsèques et extrinsèques qui peuvent amener à la  dégradation rapide d’une situation qui semblait bonne et  rien n’est écrit définitivement.

L’augmentation du nombre de pratiquants, la culture du « spot à la mode » créant des surcharges soudaines de fréquentation, les comportements inappropriés, les aménagements visibles, parfois irréfléchis  peuvent conduire à percevoir notre activité comme une pollution de l’environnement naturel et humain. C’est cet aspect du problème que vise cet axe de travail.

AXE 3 – RÉGLEMENTATION, ACCESSIBILITÉ ET COUVERTURE DU RISQUE

Les espaces de pratiques en milieux naturels sont  libres d’accès, sans condition aucune à part la lucidité du pratiquant, qui se fixe lui mêmes les limites. Cette autonomie à dimensions variables  est le socle d’une richesse éducative sans équivalent, mais les pratiquants n’échappent pas à la réalité : les accidents existent car il n’y a pas de risque zéro dans les activités de pleine nature. Bien que l’accidentologie soit heureusement assez réduite en escalade sportive au regard des millions de journées « pratiquant », les victimes doivent être indemnisées, ce qui implique la recherche des responsabilités et le versement de réparations importantes.

AXE 4 – PROCESSUS D’OUVERTURE ET MODE DE GESTION DES SITES NATURELS D’ESCALADE

L’ouverture est fondatrice de l’escalade puisqu’il faut bien ouvrir pour grimper !

L’ouverture et l’équipement créent un domaine de l’escalade au même titre que la collection de croix « après travail » ou « à vue ». Il faut  préserver ce processus de création, proche d’une démarche artistique et personnelle. L’ouverture doit  rester dans le cadre d’une gestion associative ou être réalisée par des grimpeurs amateurs passionnés.

A l’autre bout de la chaîne par rapport au processus d’ouverture, il y a celui des modèles de gestion des sites naturels d’escalade. Leur évolution semble indispensable sans casser les dynamiques locales actuelles.