Je dois être très minoritaire dans le collectif : un grimpeur de banlieue parisienne, issu du 93 près de l’aéroport Charles de Gaule, loin de Fontainebleau et des falaises.

J’ai découvert l’escalade en 1986 à Buis les Baronnies lors d’une initiation en centre de vacances. Ça a été une révélation ! J’ai acheté une corde et j’ai grimpé pendant des années sur un mur en béton de 10 mètres au parc de la Poudrerie à Sevran (93). J’ai fait deux stages UCPA au Verdon, quelques sorties au Saussois et Fontainebleau avec des rencontres au pied de mon mur en béton. Puis en 1993, une SAE est ouverte sur ma ville et une section escalade est crée à la MJC, affiliée à la FSGT.

Je peux enfin grimper l’hiver ! En 1995 je m’inscris à une formation Initiateur escalade FSGT, si j’étais bien débrouillé en escalade, je me suis rendu compte que je n’y connaissais rien en pédagogie, ni au monde associatif et militant. En 1999, je fonde le club Grimpe Tremblay Dégaine, double affiliation FSGT et FFME. C’est le début d’une grande aventure !

 

J’ai pratiqué toutes les facettes de l’activité

J’ai été président du club pendant 12 ans, organisateur de sorties (Verdon, Calanques, Buoux, Presles, ..), compétiteur, organisateur de compétitions (départementales et régionales), ouvreur en SAE et surtout formateur.

J’ai obtenu mon diplôme de moniteur Grandes Voies FFME en 2010, juste avant que le changement de statut de la FFME ne permette plus la double affiliation, dommage et tant pis pour eux.

J’ai initié et formé des dizaines (centaines ?) de personnes en SAE, Couennes et Grandes Voies pour qu’ils deviennent des grimpeurs autonomes et responsables.

J’ai malheureusement constaté que même si c’est le plus beau sport du monde (en toute objectivité), la majorité des personnes ne poursuivent pas au-delà de l’initiation jusqu’à l’autonomie. Et avec l’âge, je l’admets. C’est difficile l’escalade, cela demande une force mentale.

Mais pourquoi je continue après 34 ans de pratique, plus de 200 Grandes Voies et plus de 2000 couennes différentes ?

Ce sport me permet de rencontrer une multitude de personnes par la vie associative du club et les formations. Je ne me lasse pas des magnifiques paysages des sites, des différents rochers, plus les vignobles à proximité et la vie provinciale qui dépayse de la banlieue morose. Les SAE et les prises artificielles deviennent de plus en plus agréables.

Mais fondamentalement, j’ai toujours l’excitation du mouvement tenté et la joie de la réussite. Le plaisir de bien « lire » les difficultés de la voie, que cela soit en SAE ou en falaise. L’enchaînement « à vue » est la récompense suprême à mon avis.

J’ai aussi le plaisir d’avoir transmis ma passion: mon fils est DE et ma fille une pratiquante émérite. Mes petites-filles commencent à grimper en tête, mon projet est de les emmener en grandes voies avant que cela soit elles qui emmènent le papi….le bonheur!

Témoignages de la communauté

 

Retrouver l’ensemble de nos témoignages sur l’escalade ( Cliquer ici)

Parce que nous, le collectif, c’est vous, nous avons souhaité vous donner la parole pour, avec vos mots, témoigner de votre Amour pour l’escalade.


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