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Une situation qui conduit le collectif GO au report des États Généraux en 2021

Trois mois de montée en charge progressive des préparatifs des EG ont permis un  travail de fond sur les 4 axes de préparation de nos états généraux : Positionnement des EG, planning de leur déroulement, mise en place de la logistique et organisation du back office (financement et inscription). 

La période d’été a été donc studieuse pour les membres du collectif, d’autant que pour la plupart, cela correspond à la pleine période d’activité professionnelle ayant fait de leur passion leur métier.

La planification du projet “EGESN” prévoyait un point d’étape à la mi septembre afin de mesurer l’avancement du projet. Un jalon pour valider le bon avancement de la préparation, faire un point sur les conditions sanitaires et enclencher la communication, la levée de fond participative et les inscriptions. Bref tout dérouler pour cette dernière ligne droite avant l’événement.

Nous avons mis tous nos efforts jusqu’à cette échéance pour mettre tous nos efforts pour la tenue des EGESN les 9 et 10 novembre mais cela n’a pas suffit pour maintenir la date initiale avec suffisamment de confiance. 

Nous nous sommes résolus à re-planifier les EGESN pour les raisons suivantes :

  • Avec l’évolution de la crise sanitaire, un certain nombre d’acteurs clés ont émis des réserves à leur participation, voire même nous ont dit qu’ils ne feraient pas le déplacement. 
  • Le durcissement des conditions d’accès complexifie de manière très importante le bon déroulement de l’événement et nous pensons que cela ne va pas s’arranger dans les prochaines semaines (Règles sanitaire qui restreignent la capacité de nos 3 salles d’atelier à 20 personnes au lieu de 40 à 50 personnes, Auditorium limité à 120 personnes, impossibilité d’organiser le lieu de restauration dans les locaux même pour les deux midis). Le bon déroulement des EG est important pour permettre l’émergence des solutions permettant de garantir de manière pérenne l’accès de nos falaises.
  • La proximité dans le planning de nos EG avec le colloque de la FFME en octobre nous est reproché par les différents acteurs. Nous considérons cette proximité comme un atout pour faire de cet automne une période constructive pour l’avenir de nos falaises avec plusieurs dates clés. Les acteurs plébiscitent plutôt un report de circonstance pour au contraire démontrer que nous voulons intégrer les travaux actuels de la FFME dans la préparation  et ainsi mieux réunir l’ensemble des acteurs par la suite autour de nos EG.
  • Le déroulement des EG n’est pas encore suffisamment avancé en particulier avec le choix des intervenants pour lancer la communication et préparer les inscriptions. Or c’est la date butoir que nous nous étions fixé pour organiser dans des bonnes conditions les EG.

Un report au goût amer mais beaucoup d’apprentissages dans ce premier essai qui nous rendent confiant dans la préparation des EG

Une fois la déception passée du milieu de semaine dernière, nous nous sommes remis au travail pour reprendre le projet avec les enseignements suivants :

  • La communauté et les acteurs contactés mettent un grand espoir dans ces EG. Le caractère d’urgence ne doit pas l’emporter par rapport à la qualité de la préparation. Nous allons donc re-planifier ces EG sur le premier semestre 2021
  • Une première étape avant les EG semble nécessaire pour réunir et consolider les attentes des différents acteurs permettant de mieux sécuriser le déroulement des EG. Nous allons utiliser le 9 et 10 novembre pour marquer cette étape et communiquer
  • Notre travail auprès des responsable politiques montrent qu’il faut encore plus les mettre dans la boucle de la préparation. Une des conditions préalables étant de moins marquer notre désaccord par rapport aux politiques fédérales mais de plus axer notre communication sur la recherche de solutions. C’est bien notre état d’esprit actuel, mais la préparation intense pour tenir l’échéance de novembre ne nous a pas laissé de marge de manœuvre pour retravailler notre communication. Il nous faut donc plus de temps.
  • Nous avons besoin de renforcer notre équipe socle pour produire toute la matière nécessaire à nos EG et garantir leur lancement dans des bonnes conditions. C’est un sacré challenge ! 

 

Une ambition des EG réaffirmé et explicité

Les Etats Généraux des Escalades en site naturel (EGESN) auront pour raison d’être la déclaration suivante :

  • Nous communauté des Escalades nous voulons partager et définir une vision commune des ESCALADES, avec nos valeurs, nos pratiques, réunir, définir, répondre à des questions pièges, trancher, construire, bâtir une vision commune…. Et cela c’est une charte, un texte fondateur. Cela aidera chaque acteur à se positionner par la suite, en légitimant, ou pas, ses actions.
  • Nous communauté souhaitons nous prendre en main, en ne confiant pas notre destin aux pouvoirs publics, ni même à des fédérations qui ont montré leurs limites et qui de toute façon quelles que soient les disciplines ne savent gérer que des adhérents. Il est donc venu le moment que la communauté invente, innove, défriche, se prenne en charge, il est temps d’être consom-Acteurs de notre activité et ne pas toujours faire reporter les charges, le financement, le risque sur la collectivité et les pouvoirs publics. Il est temps de prendre nos responsabilités et de porter des actions futures au nom et pour une communauté. 

 

Pour répondre à ces 2 challenges que nous pose la communauté, les EGESN seront organisés autour de 4 axes de réflexion :

 

AXE 1 – CULTURE et VALEURS COMMUNES :

Cet aspect qui pourrait sembler un peu trop abstrait voire intellectualiste, est pourtant un ancrage essentiel pour que nos activités restent à l’image de ce que nous voulions qu’elles soient.

 

AXE 2 – PRATIQUES DURABLES DES ESCALADES EN SITE NATUREL :

Les sites d’escalade naturels sont des espaces partagés dans lesquels la présence des grimpeurs est acceptée, tolérée voire supportée parfois. La possibilité de pouvoir y pratiquer dans le temps est soumise à des conditions intrinsèques et extrinsèques qui peuvent amener à la  dégradation rapide d’une situation qui semblait bonne et  rien n’est écrit définitivement.

L’augmentation du nombre de pratiquants, la culture du « spot à la mode » créant des surcharges soudaines de fréquentation, les comportements inappropriés, les aménagements visibles, parfois irréfléchis  peuvent conduire à percevoir notre activité comme une pollution de l’environnement naturel et humain. C’est cet aspect du problème que vise cet axe de travail.

 

AXE 3 – REGLEMENTATION, ACCESSIBILITE ET COUVERTURE DU RISQUE 

Les espaces de pratiques en milieux naturels sont  libres d’accès, sans condition aucune à part la lucidité du pratiquant qui se fixe lui mêmes les limites. Cette autonomie à dimensions variables  est le socle d’une richesse éducative sans équivalent, mais les pratiquants n’échappent pas à la réalité : les accidents existent car il n’y a pas de risque zéro dans les activités de pleine nature. Bien que l’accidentologie soit heureusement assez réduite en escalade sportive au regard des millions de journées « pratiquant », les victimes doivent être indemnisées ce qui implique la recherche des responsabilités et le versement de réparations importantes.

AXE 4 – PROCESSUS D’OUVERTURE ET MODE DE GESTION DES SITES NATURELS D’ESCALADE

L’ouverture est fondatrice de l’escalade puisqu’il faut bien ouvrir pour grimper !

L’ouverture et l’équipement créent un domaine de l’escalade au même titre que la collection de croix « après travail » ou « à vue ». Il faut  préserver ce processus de création, proche d’une démarche artistique et personnelle. L’ouverture doit  rester dans le cadre d’une gestion associative ou être réalisé par des grimpeurs amateurs passionnés

A l’autre bout de la chaîne par rapport au processus d’ouverture, il y a celui des modèles de gestion des sites naturels d’escalade. Leur évolution semble indispensable sans casser les dynamiques locales actuelles.

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On repart à la conquête de notre sommet. les EG,  avec l’idée d’une étape intermédiaire véritable camp de base dans la préparation

Nous allons donc re-planifier ces EG sur le premier semestre 2021 en ayant dans le coin de notre tête la citation de  Paul Morand : “Le Temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui”.

Plusieurs scénarios sont à l’étude entre :

  • Conserver la même localisation en espérant que le report sera suffisant pour ne plus être dans la même situation sanitaire.  Ce qui a les avantages suivants : Rester dans l’esprit initial d’EG délocalisé proches de nos falaises mythiques et surtout garder nos partenaires actuels qui se sont beaucoup investis dans notre projet. On tenait à remercier l’Office Tourisme de Draguignan et les équipes de l’Espaces Chabran.
  • ou recommencer de zéro la recherche d’un lieu en ciblant des infrastructures de plus grandes capacités, donc dans une grande ville. Ce qui aurait pour avantage d’offrir plus de modularité par rapport à l’évolution de la crise sanitaire.

 

Nous vous tiendrons informé dans les prochaines semaines de la nouvelle planification en terme de date et de localisation. Une chose est sûre, c’est de garder un format de deux jours permettant un véritable travail en profondeur.

 

Pour valoriser au mieux ce délai supplémentaire nous travaillons actuellement sur une étape intermédiaire sur le chemin des états généraux: Une étape d’ici la fin d’année, notre camp de base, pendant laquelle l’ensemble du collectif se réunira pour lancer officiellement le décompte pour les etats généraux, annoncer leur déroulement et leur programme pour les rendres plus concret aux yeux de la communauté de l’escalade.

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