C’est un projet mené depuis plusieurs mandats au niveau fédéral de la FFME, restreignant l’escalade à une approche uniquement sportive et business :

  • Qui concentre son focus sur la mise en place d’une escalade olympique !
  • Avec une approche business de l’escalade sportive, entouré d’un écosystème d’acteurs internes et externes “muselés” dans cette approche par des intérêts financiers (répartition des subventions, gestion des athlètes, mise en place des contrats d’entretien et diplômes associés….)
  • Avec une organisation interne très pyramidale où la direction, aveuglée par son projet d’olympisme, est complètement isolée de sa base et des préoccupations locales (les falaises étant le sujet de préoccupation actuelle, mais les compétitions locales sont aussi logées à la même enseigne !).
  • Le délaissement des pratiques non sportives : le déconventionnement des falaises n’était pas une fatalité mais la résultante d’un “pourrissement” de la situation depuis de nombreuses années. Il n’y a jamais eu de réelles concertations, études, propositions … pour trouver des solutions pérennes à la gestion des SNE !

Nous nous élevons contre toutes les composantes de ce projet et nous proposons en réponse à chaque point :

  • L’olympisme n’est pas une fatalité mais un moyen. L’escalade s’en trouve certes grandie seulement si elle ne doit pas perdre ses valeurs au passage.
  • Le développement fulgurant de l’escalade, dépassant largement le million de pratiquants, permet le développement d’un business respectueux fondé sur les valeurs de l’escalade (respect, solidarité, ouverture,..).
  • L’organisation interne doit être au service de la communauté des pratiquants et de l’engagement sur le terrain, une direction doit consolider une vision commune, fédérer les énergies et être à l’écoute et au service.
  • La pierre angulaire de l’escalade, son “âme, son ADN”, et ce depuis sa naissance, réside dans l’escalade en milieu naturel, qui est l’origine de ce sport. Force est de constater que nos plus grands compétiteurs explorent de nouvelles manières de s’exprimer en falaise et que tout grimpeur de “résine” est inspiré par ces “grands” de l’escalade, qui au travers de leurs exploits en falaise et ou en grandes voies, nous font rêver.

L’assemblée générale du 20 juin 2020 et la crise que traverse la FFME est le révélateur du décalage grandissant entre les bénévoles et pratiquants d’une part et la direction de la FFME d’autre part. 

Ces jours derniers l’équipe annoncée sortante dès 2021 a confirmé sa politique de “la terre brûlée”. Cette direction, qui a voté le déconventionnement sans concertation et sans en organiser les conséquences, devant la protestation grandissante de sa propre base, veut clore le dossier par un tour de force. Celui-ci consiste à faire avaliser le déconventionnement en AG en 30 min de visio (et vote électronique) ! Oubliée la concertation, oubliés les débats ! Une demande expresse de moratoire avait pourtant été déposée à deux reprises par deux voies différentes (Comités territoriaux et conseil d’administration). Cette demande – parfaitement raisonnable et légitime – avait pour objectif de se donner un délai d’un an pour mobiliser et trouver une solution pérenne a été rejetée (ce qui est d’ailleurs contraire tant aux principes de l’éthique sportive qu’à ceux de la déontologie du dirigeant et même au règlement intérieur de la fédération elle-même).

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